Jalons est le secret d’un homme résolu, juste, rare. Ses traits fusent tour à tour ardents et dépouillés, alors qu’il se retire le soir d’un monde qu’il a investi le jour, afin de ne pas oublier d’en extraire, interroger et conserver l’essence.
« La lecture d’Orwell vous enseigne à assumer vos propres responsabilités » – George Orwell, Ecrits de combats
Comme l’a observé Christopher Hitchens ( Why Orwell Matters, 2002) : « la lecture d’Orwell ne vous incite pas à blâmer autrui ; elle vous enseigne à assumer vos propres responsabilités, et c’est précisément pourquoi il sera toujours respecté et aussi détesté. Je ne crois pas qu’il aurait voulu qu’il en soit autrement. »
Eloge de la prose massive : entretien avec Alain Giorgetti pour son roman « Massif »
Alain Giorgetti publie son second roman, Massif, aux éditions Alma : une sanglante histoire d’amour, de possession, de sous-bois, de corruption et faux-semblants. Nicolas, après sa rencontre avec Hélène au détour d’une forêt, décide de rendre justice pour celle qu’il aime désormais intensément, malmenée depuis des années, elle et son sanctuaire de nature préservée, par trois compères du coin peu scrupuleux… à moins que les apparences ne soient trompeuses ? Il a bien voulu répondre à mes questions.
« Les femmes ont pendant des siècles servi aux hommes de miroirs » – Virginia Woolf, Une chambre à soi
L’apparition dans le miroir est de suprême importance parce que c’est elle qui recharge la vitalité, stimule le système nerveux. Supprimez-la et l’homme peut mourir, comme l’intoxiqué privé de cocaïne.
Le mauvais présage |Stéphane Audoin-Rouzeau, La Part d’ombre, le risque oublié de la guerre
Ces entretiens, plus encore que scientifiquement indispensables (là n’est pas vraiment leur objectif) nous placent en position d’écoute profonde, qui est toujours la plus bénéfique des positions du lecteur.
Anne Montel, L’Abécédaire des métiers imaginaires
Ce qu’il y a d’admirable avec l’imagination d’une magicienne poètesse, c’est qu’elle nous enivre deux fois : par le touché délicat de son dessin facétieux, d’une part, par le vertige de ses expressions nimbées d’un vocabulaire soigné, aux allusions aussi fines que plaisantes, d’autre part.





