Donnez-nous, ô dieux, pleine liberté de passer avec indifférence notre chemin. Donnez-nous même l’illumination d’une haine sans borne. Mais délivrez-nous – au moins – de l’hypocrisie d’une condamnation légale !
« Oublier les chiens de la peur » – John Cowper Powys, L’art d’oublier le déplaisir
« Pour les plus intelligents d’entre nous, c’est sans doute le devoir d’affronter la vérité déplaisante, et non pas celui de l’éviter, qui a engendré le plus grand nombre de désastre. » John Cowper Powys, écrivain-philosophe gallois, est mort il y a 60 ans, le 17 juin 1963. Soumis sa vie durant à des visions violentes et …
Désordre tranquille – Fernando Pessoa, Proses I & II
« Nous écrivons à dessein ces pages sur un ton, dans un style et sous une forme qui ne sont pas populaires, afin que l’opuscule choisisse de lui-même le public apte à le comprendre. Tout ce qui, en matière de questions sociales, est facile à comprendre est faux et stupide. Les questions sociales sont si complexes qu’être simple c’est s’en écarter. C’est la principale raison pour laquelle la démocratie est impossible. »
L’homme aux virgules de feu – José Carlos Becerra, Comment retarder l’apparition des fourmis
Puis José Carlos Becerra, ce Mexicain qui vivait « les doigts dans la flamme » pour reprendre le titre d’Octavio Paz, prit le virage de cette route d’Italie, en mai 1970, et abandonna ses trente-trois ans sur la chaussée comme une mue devenue trop petite, le manuscrit de Comment retarder l’apparition des fourmis dans la carcasse accidentée.
Personne n’est innocent, personne n’est à l’abri – Willem Frederik Hermans, La Maison préservée
C’est tout l’éclat de ce texte sans issue où tout le monde est coupable : il est inadmissible et insolent, cinglant et injuste, il est à lui tout seul toute guerre.
Occupée – Julien Gracq, La Maison
« J’avais soudain la sensation absurde et en même temps extrêmement précise que le bois était d’une manière ou d’une autre occupé. »





